Johan Creten à l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue

nouvelle exposition de Johan Creten

 

Le Coeur qui déborde

 

Une carte blanche du Centre des monuments nationaux

 

du 11 juin au 1er octobre

Beaulieu-en-Rouergue 82330 Ginals

 

"Une quarantaine d’œuvres de l’artiste Johan Creten, dont 35 inédites, prennent place dans l’abbaye. Ces œuvres en céramique, bronze et résine investissent la nef de l’église abbatiale, le cellier et la salle capitulaire où sera présentée l’œuvre monumentale qui donne son nom à l’exposition. Le Cœur qui déborde, foyer des émotions et des sentiments, est le second chœur de l’abbaye. Les formes du bronze côtoient les voutes et les vestiges de peintures murales. Les œuvres majestueuses dialoguent avec l’architecture gothique cistercienne, lumineuse et épurée. Dix Points d’Observation - Cirque complètent le parcours : le visiteur est invité à s’asseoir, à observer, à admirer œuvres et architecture sous différents points de vue" ( texte du site du CMN.)

 

 

 

 

 

Johan Creten a donné un sens nouveau à ses plaques émaillées d'or qui deviennent des ex voto dans le cellier de l'abbaye. Cette construction du 13e siècle, habituellement sombre et mystérieuse, en est agrandie. L'espace reçoit la lumière et invite au recueillement.

Après la méditation, c'est une sarabande d’êtres hybrides évoquant des sirènes, des mantes religieuses ou des hippocampes que l'on découvre dans l'immense abbatiale baignée de lumière. A la croisée du transept, une impressionnante sculpture noire en résine, intitulée le Grand Hypocrite, donne le ton d'un propos d'où transpire la révolte contre les convenances. De la Sirène effrontée au Sexe Addict, en passant par le Dealer et le Gigolo, c'est une mise en scène des dérives et des transgressions de notre société.

Le traitement de la matière poursuit les recherches développées à l'occasion de l'exposition de la Piscine à Roubaix, des modelages puissants, des couvertes rugueuses, des palettes éclatantes, des socles intégrés. Johan Creten s'impose encore une fois, comme le sculpteur de la terre.

Le visiteur peut apprécier les œuvres en se laissant porter par la gaité des formes, l'humour des allusions et la vivacité des couleurs. Comme souvent chez Creten, le message n'est pas immédiat. Il faut prendre le temps de revenir aux titres et revoir, ainsi, l'interprétation des sculptures. A y regarder de près, dans cette abbaye cistercienne, le discours revêt un caractère particulièrement subversif.(BB)

 

réactions de Johan Creten

A la suite de cette publication, Johan Creten qui en pris connaissance a apporté des précisions. Il indique que cette exposition est conçue avec beaucoup de respect pour le lieu et une volonté de dialogue avec l'architecture.  Ainsi les clefs de voutes du cellier avec les plaques dorées et leur complexité formelle sont un langage codé en référence à l'art gothique. Les grandes fleurs font écho à la fleur de la Rosace, le Chien Sale à la porte des morts et à l'agneau mystique des voutes. La Sirène évoque les images de tentation et de mort. L'innocence des Hippocampes est devenue subversive par leur titre, les émaux "saignent" et les couleurs font allusion à la politique. Ce n'est surtout pas de provocation ..... au contraire. Johan Creten insiste aussi sur le dialogue avec l'histoire de la peinture abstraite de la collection par exemple dans les socles.
Johan Creten à l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue les ex-vote dans le cellier
le Grand Hypocrite
la Sirène effrontée

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